Approche de Karl Graf Dürckheim

La Voie de la Maturité

Nous connaissons tous […] des êtres qui […] malgré des conditions de vie difficiles ou même misérables, rayonnent d’une allégresse remarquable. C’est qu’ils manifestent une liberté intérieure. Et ce rayonnement qu’indique-t-il ? Evidemment une vie spirituelle qui rend l’homme indépendant des conditions extérieures. Cet état, assez rare du reste, ne vient pas tout seul. Il est le fruit de ce que nous appelons la « maturation humaine ».

Karlfried Graf Dürckheim in L’Homme et la Connaissance

Vouloir atteindre la perfection est une erreur que ne doit pas commettre celui qui est en chemin. Notre vérité est souvent misérable en rapport avec notre idéal. La transcendance ne se manifeste pas quand nous dépassons le niveau humain mais précisément là où nous reconnaissons ce niveau humain, lorsque nous reconnaissons notre faiblesse.

Dans l’exemple de la peur, c’est en la reconnaissant, présente dans ma vie intérieure, que peuvent s’ouvrir les vannes qui laissent couler en soi ce qui dissipe toute peur. La transcendance dépasse toute peur, mais ne peut être dépassé que ce qui a été reconnu. Avoir la force de s’avouer ses propres faiblesses, d’être authentique, c’est ça vivre sous le signe de la transcendance immanente. Celui qui dépasse ses capacités naturelles peut devenir celui qu’il est destiné à devenir selon son Être essentiel.

Le coefficient de maturité, c’est le temps qui sépare le moment où l’on commet une faute et le moment où on s’en rend compte qu’on a commis cette faute.

Chez l’homme mûr, ce temps devient de plus en plus court. M’importe moins ce que l’homme est que ce qu’il devient. L’essence des choses c’est ce que l’on distingue de l’apparence des choses. L’essence c’est la réalité profonde, on peut l’appeler la Vie, ce qui fait que tout ce qui vit…vit.

Le mot essentiel, pour moi, indique une expérience, et non un concept. Les philosophes transforment les expériences en concepts, la sagesse orientale se sert des mots pour indiquer des expériences qu’on ne peut définir. Ce n’est que dans la rencontre personnelle avec des expériences profondes que ce que j’appelle l’essentiel a, et maintient, sa réalité

Se rendre compte que l’expérience vécue représente une chance pour son existence, alors, on pourra cultiver le champ de son existence, pour y retrouver l’essentiel que s’est manifesté le temps d’une expérience. Ce travail commence avec le développement de l’organe du goût de l’essentiel, le corps que nous sommes.

Karlfried Graf Dürckheim in Le Centre de l’Être (propos recueillis par Jacques Castermane)

De quelle Spiritualité parle-t-on ?

S’agissant de spiritualité, il n’est nullement question de promouvoir une voie unique et fermée, et encore moins une religion !

A notre époque, « la » voie consiste à chercher « sa » voie, qui est propre à chacun, chacune, d’entre nous. A chacun, chacune, de fixer aussi le curseur de ses objectifs spirituels, avec les engagements afférents : tout le monde ne souhaite pas forcément devenir moine ermite ; tout le monde n’a pas les mêmes responsabilités familiales, qui par ailleurs varient dans le temps…

 Il est d’un grand intérêt théorique et pratique de distinguer spiritualité et religion.

La spiritualité peut être définie comme un besoin naturel et universel, commun à tous les humains de toutes les époques.

Ce besoin de sens et de cohérence avec soi-même, autrui et l’univers, peut être religieux ou non, comme dans les spiritualités profanes que sont les arts ou les sciences.

Pour exemple, la science permet l’émerveillement, comme la musique ouvre à l’invisible.

Extrait de Besson, Jacques**. Addiction et spiritualité. Spiritus contra spiritum. ERES, 2017

** Jacques Besson : addictologue, professeur ordinaire à la Faculté de biologie et de médecine à l’université de Lausanne et chef du Service de psychiatrie communautaire du CHU vaudois, en Suisse. Il s’intéresse depuis plus de 30 ans aux rapports entre psychanalyse et religion, et entre neurosciences et spiritualité.

Accompagnement spirituel

Notre proposition est simplement de vous accompagner dans votre investigation et votre cheminement spirituels afin de répondre à « notre besoin naturel et universel de sens et de cohérence avec nous-mêmes, autrui et l’univers « , reprenant par là les propos de Jacques Besson** (voir ci-dessus).

Nous respectons profondément vos croyances. Nous nous inscrivons dans une optique proche de celle de Karlfried Graf Dürckheim.

Méditation

C’est une méditation « dans le style Zen » (assise, sans objet) selon les enseignements de Karl Graf Dürckheim. Une méditation qui vise la maturité humaine, la percée de l’Être Essentiel, l’expérience (et non la conceptualisation) de la transcendance. Expérience via le « Corps que nous sommes ».

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